Place de la prostaglandine E1 intra urétrale dans le traitement de l’impuissance érectile

Basic and Clinical Andrology, May 2019

La place de l’asprostadil intra-urétral (Muse) dans le traitement de l’insuffisance érectile reste maintenant à définir depuis l’avènement des thérapeutiques per os et en particulier bien sûr le Sildenafil. L’alprostadil intra-urétral est un traitment local efficace de l’insuffisance érectile dans environ 35 à 40 % des cas. Les études comparatives avec les injections intra-caverneuses et le sildenafil sont en faveur de ces derniers mais le Muse conserve des indications et doit rester une arme dans l’arsenal thérapeutique en particulier dans les contre-indications du sildenafil et les cas de refus des injections intracaverneuses.

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Place de la prostaglandine E1 intra urétrale dans le traitement de l’impuissance érectile

Andrologie P l a c e d e l a p r o s t a g l a n d i n e E1 i n t r a u r 6 t r a l e d a n s l e t r a i t e m e n t d e l ' i m p u i s s a n c e 6 r e c t i l e E. AMAR 0 0 17 avenue Victor Hugo , 75016 Paris R E S U M E - La p l a c e de l ' a s p r o s t a d i l i n t r a - u r 6 t r a l (Muse) d a n s le t r a i t e m e n t d e l ' i n s u f f i s a n c e 6rectile r e s t e m a i n t e n a n t /l d 6 f i n i r d e p u i s l'av/~nem e n t d e s t h 6 r a p e u t i q u e s p e r os et e n partic u l i e r b i e n s ~ r le S i l d e n a f i l . L ' a l p r o s t a d i l i n t r a - u r 6 t r a l e s t u n t r a i t e m e n t l o c a l e f f i c a c e de l ' i n s u f f i s a n c e 6 r e c t i l e d a n s e n v i r o n 3 5 / 1 4 0 % d e s cas. Les 6 t u d e s c o m p a r a t i v e s a v e c les i n j e c t i o n s i n t r a - c a v e r n e u s e s et le s i l d e n a f i l s o n t e n f a v e u r d e c e s d e r n i e r s m a i s le M u s e c o n s e r v e d e s i n d i c a t i o n s et d o i t r e s t e r u n e a n n e d a n s l ' a r s e n a l t h 6 r a p e u t i q u e e n partic u l i e r d a n s l e s c o n t r e - i n d i c a t i o n s d u s i l d e n a fil et les c a s d e r e f u s d e s i n j e c t i o n s intrac a v e r n e u s e s . Mots-Clds : Insuffisance drectile ; Alprostadil intraurdtral ; Prostaglandine E1 ; injections intra-caverneuses ; Sildenafil ; Etude comparative. I. I N T R O D U C T I O N La PROSTAGLANDINE E1 sous forme d'ALPROSTADIL a ~t6 propos~e en 1986 par ADAIKAN et ISHII [ 1-7 ] pour le traitement par injections intra-caverneuses. En 1994, PadmaN a t h a n et coll~gues ont pour la premiere fois i n t r o d u i t l'application i n t r a - u r ~ t r a l e sous forme de MUSE [ 10 ] (m~dicated urethral system for erection). Ce produit fut commercialis8 en d~cembre 1996 aux USA e t a connu une popularit~ grandissante jusqu'h ce que deux facteurs interviennent : d'une part les r~sultats un peu d6cevants de la pratique quotidienne et d'autre part la sortie du Sildenafil (VIAGRA*) en mai 1998 aux USA et en septembre 1998 en Europe. N o u s a l l o n s d o n c 1) faire un rappel sur l'action de la PGE1 2) Etudier l'originalit~ de la voie intra-ur~trale. 3) Rapporter les r~sultats de l'~tude am~ricaine et europ~enne d'investigation ~ 3 mois et un an. 4) Etudier les r~sultats critiques publi~s dans la litt~rature. 5) Expliquer les possibilit6s ~ventuelles d'am~lioration du syst~me MUSE. 6) Rapporter les quelques ~tudes comparatives avec le t r a i t e m e n t par injections intracaverneuses et par le Sildenafil. 7) D~gager la place actuelle et future du syst~me MUSE dans le traitement de l'insuffisance ~rectile. 4 m d c a n i s m e s s o n t m i s en j e u : 1) Stimulation de l'Ad6nylate Cyclase avec accumulation intra-cellulaire de I'AMP cyclique et aussi diminution du Calcium intra-cellulaire. 2) Stimulation directe des maxi canaux potassiques entrainant une hyper-polarisation. 3) Inhibition de la s6cr6tion d'adr4naline par l'interm6diaire des r6cepteurs pr6-synaptiques des alpha 1 adr6no-r6cepteurs, entrainant une diminution du tonus adr4nergique. 4) Suppression de secr4tion d'Angiotensine II. Chacun de ces diff6rents effets pharmacologiques contribue ~ la relaxation du muscle lisse caverneux. III. LA VOIE INTRA-URETRALE (MUSE) A. P H A R M A C O L O G I E 1. Le MUSE est r6sorb6 rapidement et de fa~on efficace au niveau de l'ur~tre de l'homme : 80 % d'une dose de 1 000 mcg sont r6sorb6s au bout de 100 minutes. 2. Les pics plasmatiques de PGE1 se situent autour de 11,4 picogrammes par millilitre apr6s l'administration de 1 000 mcg de MUSE, taux tr6s faible a la limite de la d6tection dans le sang p6riph6rique. 3. Dans l'6jaculat, l'augmentation moyenne de la quantit6 totale de PGE1 est de 123 mcg en moyenne apr6s administration de 1 000 mcg, soit une augmentation inf6rieure ~ la variabilit6 normale intra-individuelle des taux de prostaglandine totale [ 6 ]. 4. Absence d'incidence in vitro sur la mobilit6, la vitalit6 et la structure de la membrane des spermatozoides. B. P R E S E N T A T I O N Le syst6me se pr6sente sous forme d'une canule prate ~ l'emploi st6rile, avec un poussoir d'activation ais6e avec deux doigts, l'alprostadil 6tant sous la forme d'un petit implant de cire solide de 125 mcg, 250 mcg, 500 mcg ou 1 000 mcg (cf photo). Le produit doit ~tre conserv6 entre 4 et 8~ en emballage individuel mais peut ~tre conserv6 une temp6rature inf6rieure ~ 30 ~ jusqu'~ 14 jours. C. A D M I N I S T R A T I O N I1 faut bien respecter le mode d'emploi et la titration doit toujours 6tre faite au cabinet du m6decin en pr6sence de celui-ci. Plusieurs consid6rations pratiques sont indispensables : 1) Uriner avant l'administration du produit. 2) Tenir le p6nis le plus allong6 possible et vers le haut de fa~on ~ ce qu'il soit droit au moment de l'introduction de la canule dans son axe. 3) Apr6s l'administration du MUSE, il faut masser le p4nis en Ie roulant entre deux mains vers le haut pendant 10 secondes et rester en position debout ou mieux en marchant pendant 10 ~ 15 minutes. On peut s'aider de s6rum physiologique st6rile mettre sur la canule pour faciliter son introduction. IV. RESULTATS DE L'ETUDE EUROPEN NE ET AMERICAINE A UN AN L'6tude europ6enne a port4 sur 249 patients qui ont 6t6 test6s au cabinet, obtenant 64 % de succ6s. A trois mois, 159 patients ont continu6 l'6tude avec 74 % de succ6s et enfin ~ un an, 106 patients ont compl6t6 l'6tude avec 55 % de succ6s ce qui correspond ~ un an ~ 35,2 % des patients entr6s dans l'6tude qui continuent le traitement et qui sont satisfaits [ 16, 17 ] (tableau 1). Dans l'6tude US [ 11 ], 1511 patients ont 6t6 trait6s au cabinet avec 66 % de succ~s et ~ trois mois, 996 patients avec 64,9 % de succ6s, ce qui donne ~ un an environ 40 % des patients inclus dans l'4tude US, utilisant le MUSE avec succ6s et 72 % des applications du syst~me sont efficaces. La tol4rance du MUSE qui a 4t6 6tudi4e sur l'ensemble des 4tudes, c'est ~ dire 2591 patients [ 7 ]. 968 patients ont compl4t4 l'6tude ~ 6 mois. 581 l'6tude ~ 12 mois. 211 l'6tude ~ 18 mois. 90 l'6tude ~ 24 mois. O n o b t i e n t : 29 % douleurs p6niennes mod6r6es. 5 % ur6trorragies minimes. 2 % vertiges 1,4 % fibrose. <0,1% priapisme 0 % r4tr4cissement ur4tral. 1,4 % infection urinaire. V. ETUDE CRITIQUE DES RESULTATS DE LA LITTERATURE Plusieurs s6ries ont 4t4 publi6es avec des r6sultats variables : T a b l e a u I : E t u d e e u r o p d e n n e 1. L'4tude de la M a y o - C l i n i c sur 442 patients par les Docteurs GETTMAN et coll. [ 5 ]. Les patients ont 6t6 r4partis comme suit : 35 % apr~s prostatectomie radicale. 33 % d'6tiologie art6rielle. 10 % de diab6tiques. Les r4sultats obtenus sont donc de 5 1 % de r6ponses positives avec 42 % de patients qui continuent le traitement ~ domicile (avec la dose de 1 000 mcg). Les effets secondaires domicile sont de 57,5 % de brfilures ur4trales, ce qui conduit 10 % des patients ~ abandonner le syst6me ~ cause des effets secondaires. On obtient donc 38 % de patients satisfaits interrog6s par questionnaire. I1 faut noter que les douleurs ur4trales les plus minimes ont 6t6 collig4es par les auteurs ce qui explique le chiffre important. 2. W E R T H M A N ET COLL [ 15 ] Sur 100 patients qui avaient 6t6 auparavant trait6s en injections intra-caverneuses pour leur dysfonction 4rectile, on obtient 7 % d'4rection rigide 5/5 avec le MUSE et 30 % d'6rections 4/5, soit 37 % de succ6s contre respectivem e n t 49 % d'4rections 5/5 et 40 % d'6rections 4/5 avec les injections intra-caverneuses, soit 89 % de succ6s, ce qui montre la grande diff6rence d'efficacit6. NOMBRE DE PATIENTS Traitement compl6t6 avec succ6s (%) Traitement interrompu : Effets secondaires Absence d'efficacit6 249 64 % 4 % 27 % AU CABINET 3 MOIS 74 % 3 % 2 % 1 AN 106 55 % 8 % 24 % 3. F U L G H A M et coil [ 3 ] Sur 115 patients, obtient 27 % de patients ayant une rigidit6 suffisante pour la p6n6tration. 4. GALEA et coll. Sur 107 patients avec 3 mois de follow up, avec le syst6me MUSE. Les rdsultats sont les s u i v a n t s : 6,5 % d'6rection 5/5 72 % 4rection partielle 20 % d'6checs. Au bout de trois mois, seuls 24 % des patients sont satisfaits du syst~me MUSE. 5. P O R S T et coil [ 13 ] 103 patients sont trait6s avec MUSE : Erections 5/5 : 10 % Erections 4/5 : 33 %, Soit 43 % de succ6s. VI. LES P O S S I B I L I T E S D'AMELIORA TION D U SYSTEME M U S E D e u x voies de recherches s o n t en cours. 1) L'adjonction d'un alpha-bloquant qui est la PRAZOZIN associ6e a I'ALPROSTADIL : I1 s'agit du syst6me ALIBRA. 2) L'utilisation d'un garrot 61astique I'ACTIS 1. Le s y s t ~ m e ALIBRA. Les r6sultats de l'4tude du groupe ALPROSTADIL-PRAZOZIN-STUDY GROUP [ 13 ], sur 394 patients qui ont re~u une titration de MUSE seul ou d'ALIBRA en comparaison de 125 ~ 1 000 mcg d'ALPROSTADIL et de 250 1 000 mcg de PRAZOZIN. Les r6sultats donnent 70 % d'6rection 4/5 ou 5/5 en r6sultats globaux, le syst6me ALIBRA 6tant un succ6s chez 23 % des patients qui avait 6t6 un 6chec avec le syst6me MUSE seul (89 / 394 patients). 2. Le s y s t ~ m e ACTIS LEWIS et Coll [ 9 ] ont 6tudi6 160 patients qui utilisent I'ACTIS pendant 10 minutes apr6s l'application du MUSE. I1 s'agit d'un petit garrot 61astique tr6s original, une sorte de lasso que le patient peut mettre tr6s facilement g la racine de la verge. On obtient alors avec ce syst~me 64 % de succ~s globaux avec le MUSE contre 43 % qui avaient 6t4 obtenus dans l'6tude US avec le MUSE seul. Donc am61ioration des r6sultats selon les investigateurs. VII. C O M P A R A I S O N I N J E C T I O N S I N T R A - C A V E R N E U S E ET M U S E Plusieurs 6tudes comparatives ont 4t6 publi4es dans la litt4rature. 1. P O R S T et coll [ 12 ] 103 patients ont 6t4 6tudi~s, obtenant 43 % de r6ponses positives au MUSE, contre 70 % de r6ponses positives aux injections intra-caverneuses de prostaglandine E.1. I1 existe surtout ce qui est notable une diff4rence de la qualit6 de l'6rection. En effet, on obtient 10 % d'6rections rigides 5/5 avec MUSE contre 48 % avec les injections intra-caverneuses et 33 % d'6rections 4/5 avec le MUSE contre 22 % d'6rections 4/5 avec l'injection intra-caverneuse de prostaglandine E.1. Ind6niablement l'efficacit6 des injections intracaverneuses de PGE 1 est meilleure et de plus la rigidit6 est de meilleure qualit6. 2. GHAZI et colls [4] font tester les injections intra-caverneuses et le MUSE ~ 125 patients pendant 15 jours domicile. Les r6sultats sont l~ aussi parlants avec 79 % de succ6s pour les injections intracaverneuses de PGE 1 contre 48 % pour le MUSE. Mais il faut noter n6anmoins que 89 % des patients consid6rent l'application du MUSE beaucoup plus facile que les injections intracaverneuses. 3. U n e 4 t u d e de la l i t t 4 r a t u r e p a r m4taa n a l y s e p a r FLYNN et coil [ 2 ] a retrouv6 70 % d'6rections suffisantes pour la p6n4tration en r6sultat global pour les injections intracaverneuses, contre 45 % pour le MUSE. Les effets secondaires 6 t a n t en m o y e n n e de 20% de d o u l e u r s p o u r le M U S E et les injections i n t r a - c a v e r n e u s e s avec en plus 5 % d'ur6t r o r r a g i e s p o u r le M U S E . 4. Enfin l'6tude de MONTORSI et coil est i n t 6 r e s s a n t e p o u r e x p r i m e r la m e i l l e u r e acceptabilit6 d u M U S E p a r r a p p o r t a u x injections i n t r a - c a v e r n e u s e s et qui est s o m m e t o u t e u n a v a n t a g e ind6niable d u M U S E . 50 p a t i e n t s v i s i o n n e n t u n e c a s s e t t e vid6o mont r a n t l'injection i n t r a - c a v e r n e u s e de P G E 1 avec a u t o - i n j e c t e u r et l'insertion d u M U S E . 70 % t r o u v e n t le M U S E m o i n s i n v a s i f que les injections i n t r a - c a v e r n e u s e s . 20 % t r o u v e n t que cela est 6quivalent. 10 % t r o u v e n t que le M U S E est plus i n v a s i f que les injections i n t r a - c a v e r n e u s e s . Ceci bien stir ne r e m e t n u l l e m e n t en cause la m e i l l e u r s efficacit6 des injections intra-cavern e u s e s p u i s q u e les r 6 s u l t a t s donn6s d a n s cette 6tude p a r MONTORSI sont les s u i v a n t s : 40 % des p a t i e n t s o n t u n e ~rection 5/5 avec le M U S E contre 80 % avec les injections intrac a v e r n e u s e s . En r~sum~ on p e u t dans le t a b l e a u cid e s s o u s c o l l i g e r les a v a n t a g e s et les i n c o n v ~ n i e n t s du MUSE et des i n j e c t i o n s i n t r a - c a v e r n e u s e s (tableau 2). VIII. COMPARAISON MUSE ET SILDENAFIL La seule 6tude tr6s d o c u m e n t 6 e a 6t6 r a p p o r t 6 e p a r STIEF et coll [ 14 ] au congr6s m o n d i a l d ' A m s t e r d a m en 1998. 46 p a t i e n t s o n t 6t6 inclus avec 3 crit6res : 1) P a s d'6tiologie psychog6ne. 2) U n t e s t i n t r a - c a v e r n e u x ~ la P G E 1 positif de 2,5 m c g ~ 20 mcg. 3) P a s de contre i n d i c a t i o n a u M U S E et a u S I L D E N A F I L (VIAGRA), ce qui i n t r o d u i t bien stir u n biais. Les p a t i e n t s sont test6s p a r injections intrac a v e r n e u s e s d'abord p a r u n test, puis u n e t i t r a t i o n est faite p o u r le M U S E et le V I A G R A et les p a t i e n t s v o n t u t i l i s e r s u c c e s s i v e m e n t e n s u i t e le M U S E et le V I A G R A ~ domicile avec u n dosage adaptS. 24 % o n t u n e r6ponse positive a u M U S E et a u S I L D E N A F I L . T a b l e a u 2 : C o m p a r a i s o n entre M U S E et IIC de P G E 1 ACCEPTABILITE PRESENTATION SUCCES (%) SUCCES EN CAS DE PROSTATECTOMIE RADICALE (%) ABANDON FIBROSE % TOLERANCE MUSE MEILLEURE PLUS SIMPLE 30 % ~ 50% IIC (PGE 1) PLUS COMPLIQUEE 65 % ~ 85 % ENVIRON 50 % ENVIRON 70 % 35 ~ 40 % ~ un an < 1 % 48 % ont u n e r4ponse positive a u SILDENAFIL, et n6gative au MUSE.. 15 % ont u n e r 6 p o n s e positive au M U S E et n6gative a u VIAGRA. 13 % ont u n e r6ponse n6gative a u M U S E et au VIAGRA. Au total la r6ponse positive avec succ6s p o u r le M U S E est de 39 %, contre 72 % au SILDENAFIL. E n r6sum6, le t a b l e a u ci-dessous r e p r e n d les d i f f 6 r e n t s a v a n t a g e s et i n c o n v 6 n i e n t s d u M U S E et du S I L D E N A F I L (tableau 3). IX. Q U E L L E S I N D I C A T I O N S VA-T-IL R E S T E R P O U R P R O P O S E R LE M U S E D A N S LE T R A I T E M E N T D E L'INSUFFIS A N C E E R E C T I L E . Le M U S E d e v r a i t ~tre c o m m e r c i a l i s 6 en F r a n c e a u x a l e n t o u r s de f6vrier 1999 et on p e u t ainsi r 4 s u m e r les possibles indications de ce t r a i t e m e n t d a n s l'insuffisance 6rectile. 1) Les contres indications c o n n u e s et formelles 2) Les p o p u l a t i o n s ~ h a u t r i s q u e (coronariens ou diab6tiques) off le choix d u p a t i e n t et d u clinicien ne se p o r t e r a pas s u r le VIAGRA. 3) Les p a t i e n t s plus ~g6s qui r e f u s e n t les injections i n t r a - c a v e r n e u s e s p r 4 f 6 r a n t se c o n t e n t e r d'4rections m o i n s rigides. 4) Les p r o s t a t e c t o m i s 6 s off l'on p o u r r a i t utiliser le M U S E en post-op6ratoire i m m 4 d i a t en balance avec les injections i n t r a - c a v e r n e u s e s . 5) Les p a t i e n t s qui a b a n d o n n e n t provisoirem e n t ou d 6 f i n i t i v e m e n t les injections intrac a v e r n e u s e s en r a i s o n de la s u r v e n u e de fibrose d u e ~ ces injections et qui ne p e u v e n t pas b6n6ficier d u Sildenafil. 6) Les m a l a d i e s de La P e y r o n i e p e u invalidante apr6s 6chec d u Sildenafil. 7) Les tr~s r a r e s cas de " s a u v e t a g e " de prot h e s e s i n s u f f i s a m m e n t efficaces ou explant6es en u t i l i s a n t le M U S E seul ou en association u n a u t r e syst~me p a r e x e m p l e le VACUUM. 8) Les cas o1:1l'on r e c h e r c h e u n e t u r g e s c e n c e du gland. T a b l e a u 3 : C o m p a r a i s o n e n t r e M U S E et S i l d d n a t i f ACCEPTABILITE PRESENTATION DELAI D'ACTION SUCCES % SUCCES EN CAS DE PR (%) ABANDON % FIBROSE % TOLERANCE CONTRE INDICATION 1 - STENOSE DU MEAT MUSE 15 ~ 30 minutes ++ 30 ~t 60 % environ 50 % 35 % en un an VIAGRA MEILLEURE ++ MEILLEURE ++ l h ~ 3 h 40 % ~ 80 % < 4 0 % FAIBLE 0 ? < 0 , 1 % CEPHALEES : 15 % BOUFFEES CHALEUR : 10 % DYSPEPSIE : 6 % PRISE DE DERIVES NITRES Pb DES CORONARIENS ? ? X. CONCLUSION Le syst~me MUSE est une alternative efficace dans le t r a i t e m e n t de la dysfonction ~rectile, il garde une place dans l'arsenal th~rapeutique du clinicien avec environ 35 ~ 40 % de succ~s attendu. I1 est ~vident que sa place s'est trouv~e r~duite depuis l'apparition du Sildenafil qui est et sera premiere ligne th~rapeutique de l'insuffisance ~rectile avec une tr~s grande efficacit~. Le MUSE demeure n e t t e m e n t moins efficace que les injections intra-caverneuses pour ce qui est des t r a i t e m e n t s locaux mais son acceptabilit~ est meilleure. R E F E R E N C E S A B S T R A C T What is t h e p l a c e l e f t f o r t r a n s u r e t h r a l a l p r o s t a d i l i n t h e t r e a t m e n t o f e r e c t i l e dysf u n c t i o n ? E. AMAR T r a n s u r e t h r a l a l p r o s t a d i l (Muse) is a n e f f e c t i v e a n d s a f e t r e a t m e n t o f e r e c t i l e d y s f u n c t i o n . N e v e r t h e l e s s , t h e r e s u l t a f t e r its e x i t o n t h e U S m a r k e t t w o y e a r s a g o w e r e n o t as g o o d as t h e i n v e s t i g a t i o n a l s t u d i e s w h i c h c l a i m e d a r o u d 60 % o f s c c e s s rate. In t h e l i t t e r a t u r e s u c c e s s r a t e w e r e b e t w e e n 35 % a n d 40 % all t o g e t h e r . T h e M u s e h a d a b e t t e r a c c e p t a n c e t h a n t h e i n t r a - c a v e r n o u s i n j e c t i o n d e s p i t e a l o w e r s u c c e s s r a t e (40 % v.s 75 %). S i n c e S i l d e n a f i l c a m e o n t h e m a r k e t , it s e e m s t h a t t h e place of Muse is r e d u c e d b e c a u s e compar a t i v e s t u d i e s give b e t t e r r e s u l t s for Sildenafil t h a n Muse (70 % v.s 40 %) a n d of c o u r s e w i t h a b e t t e r a c c e p t a n c e . N e v e r t h e l e s s t h e r e a r e a b s o l u t e a n d r e l a t i v e c o u n t e r - i n d i c a t i o n s to t h e Sildenafil w h i c h c o u l d b e n e f i t to t h e treatm e n t by Muse. All t h e c o m p a r a t i v e studies, IIC, v.s Muse a n d sildenafil v.s Muse will be s t u d i e d in this article. K e y - W o r d s : Erectile d y s f u n c t i o n - t r a n s u r e t h r a l a l p r o s t a d i l - i n t r a - c a v e r n o u s injection - S i l d e n a f i l c o m p a r a t i v e s t u d y - P r o s t a g l a n d i n e E l . 1. ADAIKAN PG , KOTTEGODA SR , RATNAM SS . A possible role for prostaglandin E, in human penile erection . In : Abstract book Second World Meeting on Impotence, Prague 1986 , Abs. 2 .6. 2. FLYNN T.N , GUEST J.F. Intra corporeal and transurethral. Application of alprostadil : A review of litterature . Int. J.Impot. Res . 1998 , 10 , Supplt 3, S 47 . 3. FULGHAM P.F , COCHRAN J.S , DENMAN J.L and al : Disappointing initial results with transurethral alprostadil for erectile dysfunction in an urology practice setting . J.Urol . 1998 160, 6 , 2041 - 6 . 4. GHAZI S.A, ALMELIGY A. Transurethral alprostadil and the prostaglandin E1 intra-corporal injection in the treatment of erectile dysfunction : A comparative study . Int.J.Impot. 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E. Amar. Place de la prostaglandine E1 intra urétrale dans le traitement de l’impuissance érectile, Basic and Clinical Andrology, 60, DOI: 10.1007/BF03034381