Cesare Cuttica & Glenn Burgess, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe

XVII-XVIII, Jan 2019

Pierre Lurbe

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Cesare Cuttica & Glenn Burgess, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe

XVII-XVIII Revue de la Société d’études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles 70 | 2013 Autour du rire Cesare CUTTICA & Glenn BURGESS, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe London, Pickering & Chatto, 2012, Political and Popular Culture in the Early Modern Period Series, Number 4, ISBN 978-1-84893-198-5 Pierre Lurbe Édition électronique URL : http://journals.openedition.org/1718/550 ISSN : 2117-590X Éditeur Société d'études anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles Édition imprimée Date de publication : 31 décembre 2013 Pagination : 356-359 ISBN : 978-2-9536021-5-9 ISSN : 0294-3798 Référence électronique Pierre Lurbe, « Cesare CUTTICA & Glenn BURGESS, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe », XVII-XVIII [En ligne], 70 | 2013, mis en ligne le 01 août 2016, consulté le 23 septembre 2019. URL : http://journals.openedition.org/1718/550 Ce document a été généré automatiquement le 23 septembre 2019. XVII-XVIII is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License. Cesare Cuttica & Glenn Burgess, eds., Monarchism and Absolutism in Early Mode... Cesare CUTTICA & Glenn BURGESS, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe London, Pickering & Chatto, 2012, Political and Popular Culture in the Early Modern Period Series, Number 4, ISBN 978-1-84893-198-5 Pierre Lurbe RÉFÉRENCE CUTTICA, Cesare & Glenn BURGESS, eds. – Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe. London : Pickering & Chatto, 2012. Political and Popular Culture in the Early Modern Period Series, Number 4. xiii +297 pp. ISBN : 978-1-84893-198-5 1 Ce volume regroupe les actes d’un colloque tenu à l’université du Sussex les 13 et 14 juillet 2010, dont l’intitulé, plus complet et plus explicite que le titre qui a été retenu pour la publication, était le suivant : « Absolutism, Monarchism and Despotism : Historiographical Issues and Theoretical Developments in the Seventeenth and Eighteenth Centuries in European Context ». Comme l’expliquent Cesare Cuttica et Glenn Burgess dans la très dense introduction qui ouvre le recueil (1-17), ce colloque – dont ils étaient les co-organisateurs – correspondait à un projet scientifique précis. Il s’agissait de réfléchir à nouveaux frais à la notion d’« absolutisme », concept qui est le véritable centre de gravité de l’ouvrage, en se démarquant nettement des trois manières traditionnelles de l’aborder : le point de vue « conservateur », qui y voit un phénomène qui a toujours existé ; le point de vue marxiste, qui le décrit en termes d’époque de transition entre le féodalisme et le capitalisme ; le point de vue « révisionniste » (au sens anglais du terme), selon lequel le concept est vide de sens car il n’y eut tout simplement pas d’absolutisme (1). C. Cuttica et G. Burgess proposent, non pas d’élaborer un nouveau point de vue général et englobant, mais plus modestement, d’analyser la pensée politique de la première modernité telle qu’elle s’exprimait dans XVII-XVIII, 70 | 2013 1 Cesare Cuttica & Glenn Burgess, eds., Monarchism and Absolutism in Early Mode... divers pays d’Europe, dans des contextes historiques variés. Il ne s’agit donc pas de découvrir ce qui constituerait l’« essence » de l’« absolutisme » mais d’en interroger les configurations possibles, selon les lieux, les époques et les penseurs, en replaçant la notion dans le champ beaucoup plus vaste du lexique politique au sein duquel elle se définit, par comparaison et confrontation avec d’autres termes. Les « éditeurs » prennent d’entrée de jeu la précaution méthodologique de rappeler, en citant Lovejoy, que les mots en -isme sont des composés complexes agrégeant différents éléments de signification et non des termes simples au sens figé et univoque. 2 L’ouvrage comporte quatorze études, organisées en quatre parties qui croisent approches thématique, chronologique, et géographique. On constate toutefois avec un certain étonnement que cette division, qu’annonce pourtant clairement la table des matières, n’est pas reprise dans le corps même du livre, où les articles se suivent en continu, sans qu’il soit jamais signalé que l’on passe d’une partie à l’autre. Pour s’arrêter encore un instant sur la question de l’organisation du volume, on peut regretter que les articles dont la teneur est la plus nettement théorique (ceux de Johann P. Sommerville et de Glenn Burgess) ne figurent que dans la troisième partie, alors qu’il eût semblé plus logique et plus éclairant de les placer juste après l’introduction. Sur les quatorze articles que compte le recueil, sept concernent l’Angleterre ou la Grande-Bretagne, et même si les considérations comparatistes n’en sont évidemment pas absentes (l’espace considéré est bien celui de l’Europe), c’est à ceux-là que nous nous intéresserons. 3 Comme son titre l’indique, l’ensemble de la première partie concerne bien l’Angleterre, mais pas seulement l’Angleterre du xviie siècle. Le premier article, dû à Janet Coleman, porte en effet essen-tiellement sur le XIVe siècle, et spécifiquement sur le règne controversé de Richard II. Dans « Royalist Absolutism in the 1650s : The case of Robert Sheringham » (33-46), Edward Vallance se livre à une étude de cas extrêmement minutieuse, pour montrer les redoutables ambiguïtés que recèlent les termes de « royalisme » et d’« absolutisme ». Dans le cas de Sheringham, ni l’une, ni l’autre de ces étiquettes, qui lui sont pourtant couramment attribuées et qui sont corrélées l’une à l’autre, ne permet vraiment de définir adéquatement la place qui était la sienne dans le paysage politique : plutôt « political Presbyterian » (39) que vraiment royaliste, et trop respectueux de la common law pour être véritablement absolutiste, Sheringham échappe aux classifications faciles. E. Vallance conclut de cet examen qu’il est impossible de soutenir qu’il y aurait un lien naturel, et symbiotique, entre royalisme anglais et absolutisme (46). Pour sa part, Gaby Mahlberg se concentre sur deux grandes figures du républicanisme anglais, Algernon Sidney et Henry Neville, pour souligner, d’une part leur commune opposition au patriarcalisme filmérien, et pour montrer d’autre part que par-delà leurs divergences, tous deux défendaient l’idée qu’un pouvoir monarchique dûment borné et contrôlé par des lois n’était pas incompatible avec la république (« Patriarchalism and the Monarchical Republicans », 47-60). 4 Dans un article très argumenté et très dense (« Early Modern Absolutism in Practice and Theory », 117-30), Johann P. Sommerville revient sur le débat historiographique concernant la nature de l’absolutisme. À la vision traditionnelle qui voit dans l’absolutisme une forme absolue du pouvoir royal et d’un pouvoir qui n’aurait eu de cesse de réduire et d’asservir les élites locales, il préfère la vision plus récente qui souligne à l’inverse que les rois dits absolus, à commencer par Louis XIV, s’appuyèrent toujours sur les relais traditionnels au sein de la sociét (...truncated)


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Pierre Lurbe. Cesare Cuttica & Glenn Burgess, eds., Monarchism and Absolutism in Early Modern Europe, XVII-XVIII, 2019, pp. 356-359, Issue 70,